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Yoga del Sueño 5: Interpretación de Sueños
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Yoga del Sueño 4: Yogas para la muerte y trascendencia
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Pratique des rêves I : dormir et rêver
Chaque fois que nous nous endormons, nous entrons dans un processus de grande importance. Notre conscience, qui s’occupe de notre corps physique pendant les heures de veille, se déconnecte de lui et s’oriente vers le corps subtil. Ce changement offre des possibilités à peine imaginables.
Depuis le moment où, enfants, nous commençons à marcher, nous apprenons petit à petit, tout au long de la vie, grâce à de la persévérance et de la discipline, à manifester notre intention au moyen de notre corps physique. Dans la pratique des rêves, nous élargissons ce processus en apprenant à manifester notre intention à travers notre corps subtil et dans les dimensions qui sont au-delà du temps et de l’espace ; le but est la transcendance de la conscience.
Le corps physique est limité par le temps et l’espace et même si nous prenons soin de lui, il finira par mourir à un moment donné. La conscience individuelle, quant à elle, se trouve au-delà des limitations du temps et de l’espace et si on la développe au moyen de disciplines énergétiques, elle devient capable de transcender la mort du corps physique et de continuer à opérer au moyen du corps subtil. C’est l’objectif principal de la pratique des rêves. Cet entraînement donne de la cohésion au corps subtil et, petit à petit, notre intention devient instantanément réalité.
La pratique des rêves transcende peu à peu la peur de l’inconnu au moment de la mort et permet d’expérimenter la continuité de la conscience entre les dimensions physiques et subtiles.
Pratique des rêves II : incubation des rêves
Historiquement, un des aspects les plus importants de la pratique des rêves a été l’incubation de rêves de guérison dans des temples et des lieux de pouvoir. Les gens ont utilisé cette technique pour se guérir, pour obtenir des réponses à des problèmes difficiles, pour établir une communication avec des maîtres ou des défunts, pour recevoir des initiations et pour se familiariser avec une dimension spécifique de transcendance.
Traditionnellement, les rêves étaient incubés dans des lieux sacrés tels que les temples, les grottes et les tombes de personnages illustres. Actuellement, il est extrêmement difficile de dormir dans un temple, une église ou un lieu sacré pendant la nuit, c’est-à-dire quand l’incubation des rêves doit se faire. C’est pourquoi, dans ce niveau, nous apprenons à transformer notre chambre à coucher en un lieu sacré dans lequel l’incubation des rêves peut se faire à n’importe quel moment.
L’incubation des rêves se fait dans le contexte d’un rituel. Nous apprenons donc à activer l’aspect magique de notre esprit, capable de générer des expériences magiques. Par magique nous entendons ce qui est au-delà des limites de ce que nous considérons comme possible.
Le but supérieur de l’incubation des rêves est de développer une relation directe avec la Conscience originelle, c’est-à-dire la partie transcendante de notre être. La pratique des rêves fournit les bases pour réaliser la pratique de la mort et de la transcendance.
Pratique des rêves III : mort, transcendance et réincarnation
Dans ce niveau, nous examinons les mystères autours du processus de la transcendance et de passer les portes interdimensionnelles au moment de la mort. L’entraînement à la transcendance commence durant notre vie, lorsque nous sommes encore capables de prendre en main nos vies.
Dans les sociétés occidentales modernes, la mort est un tabou très fort. La médecine considère la mort comme une maladie à combattre à tout prix, même si l’on doit pour cela enlever tout sentiment de dignité à la personne. En ce qui concerne les pratiques contemporaines énergétiques, la grande majorité des techniques a pour but de développer la vitalité, la santé, le pouvoir physique et mental, l’équilibre émotionnel, mais pas de guider notre conscience au moment de la mort, ou d’aider autrui dans ce processus. L’absence d’attention au processus de la mort dans nos sociétés occidentales moderne est certainement due à la croyance que nous sommes le corps physique et que la fin du corps physique est la fin de tout.
Le moment de mourir est l’instant le plus important de notre vie. C’est le point culminant de tout ce que nous avons développé en termes de conscience, d’équilibre émotionnel et de clarté mentale au long de notre vie. C’est le moment où nous nous voyons tel que nous sommes réellement. Les sages de toutes les grandes traditions ont orienté l’ensemble de leurs pratiques énergétiques vers ce que le I Ching appelle : « traverser les grandes eaux ».
Dans ce niveau nous apprenons à reconnaître les signaux qui indiquent une mort imminente, les phases progressives de la séparation de la conscience du plan physique et l’orientation de la conscience vers une dimension de transcendance ou réincarnation. Un aspect très important de cet entraînement est d’apprendre à guider la conscience d’autres êtres vers les dimensions de la lumière.
Une caractéristique de la conscience dans l’état intermédiaire, après sa séparation du corps physique, est son intense clarté. C’est à ce moment que tout enseignement reçu réellement utile revient à notre conscience et devient une ressource inestimable pour générer stabilité et continuité de notre conscience.
Comme le disait l’un de mes maîtres tibétains : «La mort est un facteur puissant qui nous rappelle comment bien utiliser la vie ».
L’union du feu et de l’eau : développement du canal central
Le processus évolutif se réalise grâce à l’énergie créative. Comme nous l’avons appris dans les premiers niveaux, l’énergie créative se manifeste uniquement quand il y a une interaction harmonieuse entre les polarités yin et yang. L’espace dans lequel cette interaction se produit est le canal central. La fréquence avec laquelle le canal central vibre détermine notre niveau de conscience, l’amplitude de notre pouvoir personnel et notre capacité à atteindre nos objectifs.
Pour nous permettre d'agir adéquatement dans la société, le canal central se limite à une gamme réduite de fréquences. Quelle que soit l’amplitude de cette gamme, il est clair qu’elle ne comprend pas tout le potentiel énergétique du canal central. L’objectif principal de toute pratique de yoga consiste à augmenter le pouvoir énergétique du canal central et à élargir la gamme de fréquences avec laquelle il peut opérer.
Le travail réalisé dans les étapes antérieures, et spécialement le travail avec les émotions négatives (harmoniser les cinq éléments I), crée les conditions adéquates pour élargir la fréquence du canal central. Le travail de multiplication des émotions positives d’harmoniser les cinq éléments II et III stabilise les fréquences élevées dans l’ensemble du système énergétique, augmentant encore la qualité vibratoire du canal central.
L’objectif principal de l’union du feu et de l’eau est d’ouvrir complètement le potentiel du canal central, ce qui se produit au cours d’un processus appelé « ouvrir les trois chaudrons ». Le premier chaudron se réfère au niveau de conscience ordinaire, avec lequel nous commençons la pratique. La concentration se pose sur le canal central à la hauteur du nombril. Au fur et à mesure que les fréquences s’élèvent et se stabilisent, le niveau de conscience monte jusqu’à la hauteur du deuxième chaudron, c’est à dire le centre du cœur. C’est à ce niveau que les énergies d’amour s’étendent au-delà de notre moi limité, pour embrasser l’ensemble de la création. Il ne s’agit pas d’un processus mécanique que l’on peut « truquer » au moyen d’une quelconque manipulation énergétique ; il s’agit d’une expansion de notre regard qui peut être atteint uniquement par une action consciente de haut niveau. L’ouverture du troisième chaudron a lieu dans le centre du cerveau, à l’endroit que l’on appelle « la chambre de cristal ». Elever la conscience pour agir depuis ce centre génère une union avec l’ensemble de la création et la conscience se projette spontanément au-delà du plan physique. On appelle cet état « l’union avec le Dao », ou la conscience originelle.
Une conscience élevée au niveau universel est capable de transcender le plan physique sans attachement ou désirs non réalisés. Le travail dans le plan physique est achevé.
Conseils du I Ching pour les pratiques de niveau supérieur
Il serait naïf de penser que la pratique de l’union du feu et de l’eau puisse être menée à bien en improvisant ou en s’en remettant à la chance. Le I Ching offre des conseils pour les différentes étapes de la pratique. Plus de la moitié du livre est dédiée à la pratique du feu et de l’eau.
L’objectif de ce niveau est de clarifier l’usage de la persévérance yin et yang dans la phase du feu et de l’eau.
Pratiques avec les étoiles : les étoiles circumpolaires
Dans notre anatomie subtile, le système des glandes agit comme un interrupteur qui régule le flux énergétique entre les dimensions subtiles et le corps physique. L’augmentation de la fréquence dont nous avons parlé dans la pratique du feu et de l’eau peut se faire grâce à l’ouverture du potentiel du système glandulaire.
Les glandes maîtresses qui régulent le flux énergétique provenant du haut de l’univers jusqu’à la dimension physique se trouvent dans la chambre de cristal, au centre du cerveau. Il s’agit des glandes pinéale et pituitaire. Toutes deux travaillent avec l’énergie en tant que vibration lumineuse.
L’objectif principal de la pratique des étoiles est d’ouvrir le potentiel des glandes maîtresses en se connectant consciemment avec la lumière subtile de certaines étoiles.
Les étoiles circumpolaires sont le groupe d’entités-étoiles alignées avec le canal central-axe de la terre. Tous les êtres conscients sont dotés d’un canal central. La terre ne fait pas exception. Et tous les êtres vivants sur terre sont en résonance avec le canal central de la terre.
L’étoile Polaire et la Grande Ourse sont au coeur de la pratique avec les étoiles en raison de leur connexion avec le canal central et l’influence qu’elles ont sur tous les êtres vivants sur terre. Les étoiles de la Grande Ourse renforcent les cinq éléments, subtils et matériels, et l’étoile Polaire donne la capacité de rester centré dans un état d’unité avec la conscience originelle.
Dans cette pratique, nous établissons consciemment les étoiles internes, en tant que liens avec les étoiles externes. Une des constatations de tous les grands pratiquants du passé est que tout ce qui est dehors, est aussi dedans. Cette étape est parfois appelée : « amener le ciel sur terre ».
La relation qui s’établit avec l’étoile Polaire et la Grande Ourse devient de plus en plus importante dans cette étape de pratiques de transcendance. L’étoile Polaire est la porte entre les dimensions, à travers laquelle la conscience se projette au-delà de la dimension physique. Il ne s’agit pas d’aller dans un endroit, mais de nous syntoniser avec la fréquence d’une dimension particulière. Et cela peut se faire uniquement si nous avons développé et stabilisé des fréquences similaires dans notre système énergétique.
Dans la pratique avec les étoiles, nous attribuons une plus grande importance aux étoiles qu’aux planètes. En tant qu’êtres « auto illuminés », les étoiles se trouvent dans des niveaux de conscience où la lumière intérieure s’est développée à un tel degré qu’elle génère un bénéfice pour tous les êtres. C’est la fonction porteuse de vie du soleil, l’étoile la plus proche de nous. Les planètes, quant à elles, se trouvent à des niveaux de conscience où la lumière intérieure doit encore se développer. Tout comme les être humains, elles sont encore sur le chemin de l’illumination.
Préparation à la transcendance : le yoga du pèlerinage
Traditionnellement, le yoga du pèlerinage se fait à la fin d’un long entraînement pour faire le passage entre deux états et pour mettre à l’épreuve tout ce qui a été appris. Cette étape est souvent mal interprétée, comme si elle consistait simplement à voyager d’un lieu sacré à un autre, pour sortir de la routine habituelle. Rien de tel. Dans le yoga du pèlerinage, le pèlerin commence par faire aboutir avec élégance toutes les situations inachevées de sa vie. Il paie toutes ses dettes, règle les malentendus avec ses proches, se défait de son attachement aux biens, aux gens et aux lieux, bref il se prépare à la mort, laissant toutes ses affaires en ordre avant de commencer le chemin.
L’objectif du yoga du pèlerinage est de libérer toutes les énergies bloquées dans les cycles inachevés et toutes les limitations. Un point important dans ce processus est de se libérer de la peur de la mort. Le pèlerin prend la décision ferme d’entreprendre son pèlerinage en prenant le risque de mourir en chemin. Il transcende ainsi la peur souvent paralysante de la mort. Il est possible que la peur de la mort subsiste, mais plus comme un facteur décisif au moment de prendre la décision de faire ou ne pas faire quelque chose. A partir de cet instant, un espace de liberté illimitée s’ouvre. Une étape dans le processus du développement personnel est franchie, plus rien ne retient le pèlerin. C’est le thème de l’hexagramme 28 du I Ching.
Le yoga du pèlerinage est une préparation à la mort, une préparation pour larguer les amarres, se distancer de ce qui est familier pour s’aventurer vers l’inconnu, quelles que soient les conséquences. Le pèlerin passe d’une situation où il vivait dans une structure connue à une situation sans structure du tout. De ce point de vue, on peut dire que le yoga du pèlerinage représente l’étape la plus difficile et la plus exigeante de toutes les étapes du travail énergétique. Ce ne sont pas des vacances !
Stabiliser la montagne : retraite en silence
Quand elle est pleinement active, l’énergie créative se manifeste par le silence et la clarté de l’esprit. C’est ce qu’on peut expérimenter pendant une session de méditation profonde. Au fur et à mesure que notre canal central vibre à des fréquences plus élevées, un silence intérieur s’installe, que l’on appelle parfois : « le vide ». Ce vide n’est pas un état de somnolence ou de paralysie mentale, mais bien un état de jouissance suprême au contact de la conscience originelle.
L’objectif de la retraite en silence est de stabiliser nos fréquences à un niveau élevé, de renforcer notre chaudron et d’expérimenter la jouissance et la clarté de conscience originelle. La sensation de séparation entre le soi et les autres disparaît ; l’intérieur et l’extérieur deviennent un, au sein d’un flux continu d’une énergie extrêmement subtile et lumineuse.